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Fait de l’arbre coupé, le tambour reçoit la peau du bouc sacrifié.Mort du règne végétal, mort du règne animal, puis métamorphose et renaissance, le cœur du tambour bat au rythme obsédant de la marche de l’univers.
Plus bruit que son, violence fondamentale, le tambour menace.
Aussi notre société « civilisée » ne veut plus voir en lui que l’instrument de la fête, que le symbole d’une expression sauvage tolérée parce que domestiquée.
C’est nier son dualisme primitif : tambour de danse, tambour de guerre, sa pulsion portait les hommes à la vie ou à la mort il n’y a pas si longtemps encore.